Peul du Ferlo expo

Photos réalisées dans le Ferlo du Sénégal (zone sahélienne)  entre 1979 et 1986.

Cette série a été nominée à la dotation Angénieux 1988,  a été exposée à l’Espace Cardin à Paris et m’a permis de gagner un zoom Angénieux 70/210 mm.

L’exposition comprend 33 tirages argentiques marouflés sur bois (35*55 cm), ou présentés sous cadres 30*40 cm.

Publié le 27/05/2003      Le Sahel en images

L’ISLE-JOUDAIN (32) – EXPOSITION : Joël Arpaillange propose ses photographies

Le sol, les animaux, les gens. Une trilogie inséparable dans ces territoires saheliens au sud de la grande boucle du fleuve Sénégal, une symbiose où le minéral, le végétal et l’humain vivent ou plutôt survivent, étroitement liés dans la lutte pour la vie.

Toute l’exposition de Joël Arpaillange nous amène dans ce monde africain qu’il a côtoyé alors qu’il était en coopération, un monde africain aujourd’hui en voie d’extinction, un monde où la désertification avance à pas de géants, une région du monde où le sable court, court et engloutit toute la végétation, tous les villages et, entre eux, les animaux.

Dans cette région, les troupeaux ne devaient leur survie que grâce à une adaptation permanente aux conditions climatiques: le nomadisme érigé en principe conduisait les peuples des bords du fleuve plus humides où ils trouvaient pâture vers le sud, moins favorisé par les précipitations, et qui ne devait quelque végétation qu’au canal artificiel créé par les hommes et qui permettait au temps des crues du Sénégal de faire en quelques semaines une maigre récolte de céréales et quelques herbages. Tente de roseaux sur le dos des animaux, les peuples se déplaçaient ainsi au gré des saisons, de points d’eau en pâturages intermittents.

Du lait au beurre et au fromage, les hordes de boeufs, de moutons et de chèvres fournissent les hommes, ces grands hommes fiers d’être les pâtres, laissant une besogne plus terre à terre aux femmes dans leur port d’une superbe élégance. Il semblerait que notre chasseur d’images est fait là oeuvre d’historien tant il est avéré que cette vie de nomadisme où chantaient quelques poètes soit en voie d’extinction

A LA RENCONTRE DES GRANDS CREATEURS

Joël Arpaillange inaugurait sa collection photographique sous l’égide de l’association Images en banlieue ouest, association à qui l’on doit aussi les belles photos exposées au coeur du musée campanaire sur les halles du Sud-Ouest. Le vernissage au centre de la librairie lisloise Effets de Pages revêt une symbolique très forte. Cette librairie lisloise où l’on reçoit au cours de l’année des auteurs ou des photographes est à l’image des photographies de Joël Arpaillange: il ne demeure dans le Gers que trois librairies, celle qui reçoivent les derniers livres comme ceux qui traversent le temps avec toujours autant de succès. Ainsi donc, même à Auch, il n’y a plus de libraire, Condom, Eauze et L’Isle-Jourdain font de la résistance…

Qu’il nous soit permis d’emprunter à l’association Images en banlieue ouest ces mots: « L’image est partout, elle est devenue banale; alors, seule celle qui fait l’objet d’une grande promotion médiatique se trouve remarquée par le public consommateur. Et pourtant, d’autres existent, remarquables et propres à contribuer à la grandeur à cet art des temps modernes: la photographie. »

Aller jusqu’à la librairie Effets de Pages à la rencontre de l’oeuvre de Joël Arpaillange c’est aller à la rencontre des grands créateurs.

La Dépêche du Midi

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